Accueil Bien-être Comment lâcher prise ? Conseils, Exercices

Comment lâcher prise ? Conseils, Exercices

par Manaia

Par définition, le lâcher prise désigne une méthode de libération psychologique, consistant à se détacher du désir de maîtrise. Comme le breathwork, le lâcher prise est un outil qui s’avère très utile au quotidien, pour retrouver une certaine sérénité, si tant est qu’on puisse le maîtriser ! Dans cet article, vous retrouverez, justement quelques exercices pour apprendre à lâcher prise, et ainsi, parvenir à renoncer à contrôler ce qui ne peut pas l’être.

8 exercices simples et efficaces pour réussir à lâcher prise !

Exercice 1 : dire adieu aux questions sans réponses

Les questions que l’on se pose à soi-même, mais qui ne trouvent pas de réponses, nous empêchent, bien souvent, de lâcher prise. Il peut s’agir, par exemple, de questions, comme : 

«vais-je terminer ma mission à temps ?», «vais-je bientôt rencontrer le grand amour ?»…

Le premier exercice consiste alors, à répondre à ces questions envahissantes et insolvables, par «répondre ne sert à rien» ! 

Au fil du temps, à force de répéter cet exercice, les questions polluantes finiront par se calmer, et même disparaître. Le mental sera, ainsi, soulagé, et plus ouvert au lâcher prise ! 

femme qui tente de lâcher prise

Exercice 2 : fini le «MAIS», place désormais au «ET» !

Il s’agit d’un exercice qui consiste à traquer les «mais» qui fleurissent dans nos pensées. Mais pourquoi les «mais», me direz-vous ? La raison est simple : le «mais» est un adverbe qui ne cesse de dresser des barrières et de voir des problèmes, là où il n’y en a pas forcément. D’ailleurs, les personnes qui ont tendance à «tenir prise» emploient, généralement, beaucoup l’adverbe «mais» ! Par exemple : «j’aimerai bien prendre du temps pour moi, mais malheureusement j’ai du travail qui m’attend…».

Cet exercice consiste alors, tout simplement, à remplacer les «mais», par des «et». Et ce, non pas avant de penser, ou encore, de parler, mais bien au moment où «mais» vient de sortir de notre bouche ! En pratique, lorsque l’on prononce, ou alors, entend un «mais», on reformule la phrase, ou pensée avec, cette fois, un «et». 

Contrairement à l’adverbe «mais», le «et» rend les éléments compatibles, et permet ainsi de relativiser. En effet, on peut très bien, par exemple, avoir du travail et envie de se reposer, les deux peuvent cohabiter ! 

Exercice 3 : écarter de son vocabulaire les verbes «DEVOIR» et «FALLOIR»

Les verbes «devoir» et «falloir» ont, eux aussi, tendance à nous éloigner du lâcher prise. L’exercice 3 invite, ainsi, à troquer les «je dois», ou alors, «il faut», contre des «je peux», dès que l’on se surprend à les prononcer. Par exemple, une phrase comme, «il faut que j’aille préparer le dîner», se transformera en, «je peux aller préparer le dîner». 

En remplaçant le «je dois» ou «il faut», par «je peux», on fait preuve de bienveillance envers soi. Grâce à un tel exercice, nos contraintes paraissent bien moins lourdes qu’auparavant, puisque l’on active le mode «suggestion», et non pas, «obligation». 

Exercice 4 : lister ses appréhensions pour lâcher prise 

Écrire est un excellent moyen de se libérer du poids qui pèse sur nos épaules. L’idée de cet exercice est de lister des choses, sur lesquelles vous avez tendance à vous acharner, voire à ruminer. Pour chaque élément, répondez, toujours par écrit, aux questions suivantes : 

  • Est-ce aussi important que je le pense ? 
  • Que se passera-t-il si je ne résout pas ce problème ? 
  • Est-ce que j’ai le contrôle sur cette situation ? Si oui, que puis-je mettre quelque chose en place pour régler ce problème ?

Cet exercice permet, non seulement, de prendre du recul sur des situations, qui sont source de stress et d’anxiété… Mais également, de lâcher prise, sur ce que l’on ne peut contrôler, et encore moins, changer !

femme assise en tailleur qui médite

Exercice 5 : passer une journée en mode «pilotage automatique» 

La perte de contrôle est une peur commune aux personnes qui ont dû mal à lâcher prise. Pour parvenir à renverser la tendance, il est souvent nécessaire de se faire un peu violence, en bousculant quelque peu ses habitudes !  

L’exercice 5 consiste à passer une journée entière, en mode «pilotage automatique». Pour faire simple : ne prévoyez rien, oubliez vos habitudes, faites les choses différemment, explorez d’autres possibilités, laissez-vous porter par le courant de la vie…  Par contre, veillez à prêter une attention, toute particulière, à vos ressentis ! Le but de l’exercice est, avant tout, de prendre conscience que l’on a pas besoin de tout contrôler, que la nouveauté ne génère pas que du stress, et réserve d’ailleurs parfois, de belles surprises…

Exercice 6 : associer son mental à un animal 

L’exercice 6 consiste à associer son mental à un animal, comme le loup, le tigre, ou le cheval, par exemple.  Le principe est simple : lorsque l’animal tente de reprendre le contrôle et que vous sentez que vous perdez pied, imaginez alors que vous êtes au volant d’une voiture. Prenez alors conscience que l’animal n’est que le passager, et non le conducteur…c’est bel et bien vous qui menez la barque ! Il ne vous reste plus qu’à reprendre le volant, et passez vous-même les vitesses : le tour est joué !

Exercice 7 : cultiver une sentiment de gratitude 

Pour parvenir à lâcher prise, il est primordial de cultiver le sentiment de gratitude. Pour cela, inscrivez dans un carnet, chaque soir, toutes les choses positives qui vous sont arrivées au cours de la journée. Grâce à cet article, vous vous rendrez compte que, même au terme d’une journée difficile, vous aurez accompli de belles choses ! 

homme qui tente de lâcher prise

Exercice 8 : accueillir ses émotions pour lâcher prise

Le lâcher prise passe par ne pas réprimer ses émotions. Le principe de cet exercice est simple : représenter une émotion, à travers un objet qui ne cassera pas. Tout d’abord, reportez l’émotion qui vous traverse, sur le moment, sur l’objet, que vous avez au préalable choisi. Pressez contre vous, l’objet de toutes vos forces, puis retournez à ce que vous fassiez, tout en continuant à le serrer..  Si vous vous sentez gêné, ou alors, si vous avez mal : c’est tout à fait normal ! Maintenant, tendez votre bras et ouvrez la main, de manière à ce que l’objet tombe au sol. Laissez l’émotion s’en aller, avec la douleur qu’elle vous infligeait…

Prenez soin de vous et votre santé mental, 

Vous aimerez peut-être aussi

1 commentaire

Audureau 16 juillet 2022 - 13h35

Bonjour, c’est un bel article.
Cordialement Thierry Audureau.

Réponse

Laissez un commentaire

vingt − 14 =